2014 – 2017 : historique du RLPi à Bordeaux Métropole

Avril 2017 : RLPi 2ème et dernière révision. Donnez votre avis jusqu’au 5 mai 2017

Veillons à ce que le #RLPi ne soit pas un cadeau QUE pour les afficheurs !

Voir le Site de l’enquête publique de Bordeaux Métropole

Fin 2016 : RLPi 1ère révision. Encore des faveurs pour les afficheurs.

Voici le RLPi en projet arrêté. Il reste encore de nombreuses restrictions qui ne seront pas faites pour que cela reste encore un beau cadeau aux afficheurs.

« Michel Duchène : Il y a d’un côté la volonté des affichistes il faut la respecter aussi, il y a une dimension commerciale et de l’autre côté la préservation des paysages et du patrimoine. Je crois qu’avec ce règlement qui a été beaucoup beaucoup travaillé par J.Mangon et les services, nous arrivons à un juste équilibre et il n’est pas figé dans le marbre aussi. Il y a le règlement et il y a l’application du règlement, le débat est en négociation avec les afficheurs. Je crois que l’expérience de Bordeaux et peut-être aussi d’autres communes permet de penser qu’à partir de ce règlement on peut petit à petit discuter avec les afficheurs et obtenir ce qu’on veut.

Des élus désirant que le RLPi aille plus loin, ont apporté leurs idées limitatives à veiller à ce que les demandes soient appliquées. Vous pouvez également encourager leurs demandes :

  • Instaurer d’une charte Haute Qualité Visuelle pour les boutiques, contre les publicités digitales aux couleurs criardes et lumineuses (voir)
  • Augmenter les périodes d’extinctions lumineuses pour les magasins. On ne fait pas de shopping la nuit (voir)
    Le RLP de Libourne, créé par Cadre&Cité a d’ailleurs plus restrictif que celui de Bordeaux Métropole.
    « La publicité lumineuse, dont la publicité numérique, est soumise à autorisation du maire »
    « Les enseignes lumineuses (dont les enseignes numériques) sont éteintes entre 23 heures et 7 heures »
  • Veiller à l’équité des implantations de panneaux de pubs pour ne pas que les lieux résidentiels ressemblent à des axes routiers plein de pubs. (voir)

 

Juin 2016 : clôture des avis de de la 1ère enquête publique. Seulement 250 avis déposés en 2 ans sur le site de la participation.

Depuis fin mai 2016, nous avons appris que Bordeaux Métropole mettait un nouveau site de participation en place. Nous avons découvert sur ce site que la date de clôture des avis sur le RLPi prenait fin le 10 juin 2016.

Depuis 2014, sur l’ancien site de la participation, seulement 250 avis sur tous les habitants de Bordeaux Métropole ont été déposés.

Nous avons fait des propositions « alternatives » qui ont été prises en compte dans le bilan de l’enquête publique de Bordeaux Métropole.

Nous avons rédigé un communiqué à ce sujet. Veut-on vraiment intéresser les citoyens sur ce projet ? Il est très difficile pour un citoyen de connaître les enjeux de ce RLPi, et d’en connaître l’avancée. Ce RLP, comme dans de nombreuses villes ne reste qu’un « encadrement », donc, qui permet la prospérité et l’exercice des afficheurs. A propos des professionnels chargés de cet encadrement :

Le fondateur de Cadre&Cité, Thierry Vlimant a plusieurs fois été directeur régional pour le groupe Avenir jusqu’en 2000, tandis que Jean Rocher, l’associé de Cadre&Cité, a travaillé comme cadre pour JCDecaux de 1999 à 2011

Si nous reprenons une citation de l’afficheur JC Decaux fin 2016 :

JC Decaux : « nous atteignons le (citoyen)-consommateur à travers l’élu qui doit partager notre vision ».

La volonté des afficheurs (et pas que JC Decaux) à Bordeaux Métropole ainsi que dans d’autres villes consiste à faire pression sur les élus. Certains finissent par partager leur vision, délaissant l’intérêt public. Les élus, pris entre les afficheurs et les citoyens, doivent faire de véritables choix politiques et faire attention à ce que le RLPi ne soit pas un cadeau que pour les afficheurs.