Règlement Local de Publicité Intercommunal

Un Règlement Local de Publicité Intercommunal (RLPi) a pour vocation d’imposer des règles concernant les enseignes, préenseignes et publicités sur Bordeaux Métropole. Il est élaboré par des élus et des anciens afficheurs. Des enquêtes publiques proposent aux citoyens de s’informer et de donner leurs avis sur ce RLPi.

Dans le cas d’enquêtes publiques, voici des suggestions d’améliorations sur lesquelles nous avons travaillées et des propositions d’élus pour limiter le plus possible la publicité :

  • Des panneaux de publicité limités à 2m² et la densité à un mobilier maximum par linéaire de 200 mètres
  • Des dispositifs non autorisés : publicités et enseignes numériques, publicités déroulantes, publicités et enseignes lumineuses ou avec couleurs fluorescentes, publicité au sol, olfactive, sonore, par projection ou par installation d’objets sur l’espace public, bâches publicitaires et les dispositifs publicitaires de dimensions exceptionnelles.
  • Des dispositifs restrictifs concernant la publicité sur les véhicules.
  • Des dispositifs restrictifs concernant les aéroports, les gares et les stades.
  • Publicité interdite sur et dans un rayon de 200 mètres autour des écoles, monuments, musées et zones classées au code de l’environnement.
  • Pour les boutiques et valoriser leur image de commerce responsable, veiller à leur demander de limiter les publicités digitales aux couleurs criardes et lumineuses.
  • Augmenter les périodes d’extinctions lumineuses pour les établissements. Pour les boutiques, on ne fait pas de shopping la nuit.
    Le RLP de Libourne, créé par Cadre&Cité a d’ailleurs plus restrictif que celui de Bordeaux Métropole.
    « Les enseignes lumineuses (dont les enseignes numériques) sont éteintes entre 23 heures et 7 heures »
  •  Veiller à l’équité des implantations de panneaux de pubs pour ne pas que les lieux résidentiels ressemblent à des axes routiers de pubs.

Le sondage en ligne de SudOuest du 27/11/14 indiquait que « 85% des sondés étaient favorables à la suppression de la publicité. »

Pour ces raisons et bien d’autres encore, nous demandons à Bordeaux Métropole de libérer l’espace public du matraquage publicitaire et son omniprésence.

Aujourd’hui, l’affichage publicitaire est intrusif et envahissant, il est imposé aux usagers des rues et des routes et pollue leur champ visuel. De manière générale, la publicité manipule les gens pour les pousser à la consommation excessive et véhicule souvent des stéréotypes. De plus, la publicité dans nos villes est source d’inégalités entre petites structures et grandes multinationales.

L’exemple de la décision du maire de Grenoble fin novembre 2014 pour une ville avec moins de pub nous montre que les pouvoirs publics ont d’autres options que de vendre les regards et pensées des citoyens. Pour information, la ville de Grenoble n’a pas interdit la publicité. La ville n’a pas renouvelé le contrat qu’elle avait avec JCDecaux pour l’affichage municipal sur les mobiliers urbains. Il reste encore des publicités sur les abris-voyageurs et dans les jardins et sur les murs privés, ce qui laisse pas mal de possibilité d’apposer de la publicité.

Voir aussi : historique du RLPi de Bordeaux Métropole